Créé le 12/09/2008
Dernière mise à jour: 13/09/2011
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ANUFO
Mascote

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Dénomination


Endoglossonyme : anufo

Autres appellations de la langue ou de l’ethnie dans la littérature :
anoufo, anoufom, chakosi, chokosi, chokossi, kyokosi, tchokossi, tiokossi, tyokossi.


Localisation géographique


L’aire d’extension de l’anufo est à cheval sur le Ghana, le Togo et le Bénin. Au Togo, l’anufo est parlé dans la région des Savanes, notamment dans la Préfecture de l’Oti. Les principales localités anufophones sont : Mango ou Nzara au Togo et Tcharakpani (Tchereponi dans la graphie officielle) au Ghana. Les Anufo du Bénin, nettement moins nombreux, peuplent quelques localités dans l’Atacora.


Aire d'extension de l'anufo

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Langues environnantes


Moba, migangam, gulmancema, konkomba.


Classement linguistique


Niger-Congo, Atlantique-Congo, Volta-Congo, Kwa, Potou-Tano, Tano, Central, anufo.


Variantes dialectales


Selon l’enquête dialectale menée par SIL en 1978, il n’y aurait pas de variation entre le parler du Ghana et celui du Togo. Cependant, lors d’une enquête sociolinguistique effectuée récemment à Mango par Kantchoa et Gblem-Poidi (2010), les locuteurs de l’anufo estiment qu’il existe certaines différences entre les principaux parlers de leur langue.

Une nouvelle enquête dialectale permettrait de trancher sur cette question.


Aperçu démographique


Les recherches de SIL (2005) estiment l’effectif des Anufo du Togo à 57 800 en 2002. Ceux du Ghana et du Bénin étaient respectivement de 66 000 en 2003 et de 13800 en 2002. Le nombre de locuteurs natifs de cette langue au Togo devait s’élever à 72 100 en 2010.


Situation historique


Les Anufo constituent une population sans origine commune avec les autres formations de la région. Au plan linguistique, ils sont les seuls locuteurs d’une langue Kwa dans le nord du Togo. Ils sont venus de la région d’Ano (dans l’actuelle Côte d’Ivoire) dans la deuxième moitié du dix-huitième siècle.


Situation socio-culturelle


Les Anufo vivaient autrefois de razzia et de taxes perçues sur la route de la cola (Gayibor, 1997). De nos jours, ils pratiquent l’agriculture et le commerce.

Les Anufo sont organisés dans une société très hiérarchisée, à l’instar des autres groupes Akan.
La majorité des Anufo pratique la religion islamique. Néanmoins, on compte parmi eux quelques pratiquants de la religion traditionnelle et du christianisme.


Vitalité ethnolinguistique


L’anufo est une langue parlée très localement. Ses locuteurs, souvent bilingues lorsqu’ils vivent hors de Mango, maîtrisent généralement la langue de la localité où ils immigrent. Quant à ceux restés dans leur fief, ils sont en général monolingues lorsqu’ils ne sont pas lettrés en français.