Dénomination
Endoglossonyme : biali (les locuteurs sont appelés les Bialba)
Autres appellations de la langue ou de l’ethnie dans la littérature :
berba, biali, byalebe, byali.
Localisation géographique
Le biali est parlé dans trois pays de l’Afrique de l’ouest : le Bénin, le Togo et le Burkina Faso. Au Togo, ses locuteurs peuplent les environs de la ville de Mandouri dans la Préfecture de Kpendjal.
Aire d'extension du biali
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Source : D’après les travaux de terrain
Langues environnantes
Nateni, ditammari, gulmancema et waama.
Classement linguistique
Niger-Congo, Atlantique-Congo, Volta-Congo, Gur, Gur Central, Oti-Volta, Oriental.
Variantes dialectales
Les variantes dialectales du biali sont : le kpapai parlé à Gouandé et dans ses environs ; le laswali parlé à Dassari, le piangi parlé à Piangou et le matéi parlé à Matéri.
Aperçu démographique
Selon les données du Recensement Général de la Population et de l’habitat (INSAE, 2003), les locuteurs du biali au Bénin étaient évalués à environ 94 779 personnes.
Selon Sambieni (1999), « si l’on considère le fait que la population recensée est presque égale à celle qui vit en dehors des localités recensées, on peut estimer le nombre de bialiphones du Bénin à plus de 190 000 personnes. »
En 2010, les locuteurs natifs de cette langue au Togo seraient au nombre de 2 575, d’après les informations recueillies à la Préfecture de Kpendjal.
Situation historique
D’après la tradition orale, les Bialba seraient venus du sud-est du pays Gurma, à une époque indéterminée.
Situation socio-culturelle
Le peuple des Bialba pratique essentiellement l’agriculture. L’unité de base est le clan. La plupart des membres du groupe sont restés attachés au culte des Ancêtres.
Vitalité ethnolinguistique
Les Bialba utilisent leur langue dans toutes les activités de la vie quotidienne. Dans les échanges avec les autres communautés linguistiques, ils ont tendance à utiliser le gulmancema.