Dénomination
Endoglossonyme : ginyanga (ethnonyme : anyanga)
Autres appellations de la langue ou de l’ethnie dans la littérature :
agnagan, anyanga, anyangan, genyanga, gikyode, ginyanga.
Localisation géographique
Le ginyanga est parlé dans la Préfecture de Blitta, dans les localités d’Agbandi, Anèmègnè, Blitta-gare, Diguina, Doufouli, Woragni et Tchifama.
Aire d'extension du ginyanga
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Source : D’après Gayibor (1997) et les travaux de terrain
Langues environnantes
Le pays ginyanga est entouré au sud par les colonies de peuples parlant le kabiye et le nawdm, au nord par les locuteurs du kabiye et du tem, à l’est par l’evegbe (variante kpessi) et le kusuntu et à l’ouest par le kebu et l’adele.
Classement linguistique
Niger-Congo, Atlantique-Congo, Volta-Congo, Kwa, Potou-Tano, Tano, Guang, Nord, ginyanga.
Variantes dialectales
Le ginyanga a deux variantes dialectales : la variante de l’est et celle de l’ouest. Ethnologue (2002) estime le taux d’intercompréhension entre les deux variantes à 75%.
Aperçu démographique
Les locuteurs du ginyanga au Togo étaient estimés à 12 500 en 2000. Au Ghana, ils étaient de 10 400 en 2003. L’effectif des locuteurs natifs de cette langue au Togo devait s’élever à 15 800 en 2010.
Situation historique
Les Anyagan font partie du groupe Guang. Leur présence sur leur site actuel s’explique par les bouleversements connus par la Côte de l’Or lors de guerres d’hégémonie (fin XVIIe et début XVIIIe siècle). Ces migrations se sont effectuées en deux groupes : l’un vers Glime et l’autre vers l’Akebu. Le premier s’est installé sur la rive droite de la rivière Anié, probablement dans la première moitié du XVIIIe siècle ; le second groupe est venu de Wouroupong en pays Guang. Ce groupe serait à l’origine de la fondation de Woragni à la fin du XVIIIe siècle.
Situation socio-culturelle
Les locuteurs du ginyanga pratiquent la religion traditionnelle, pour certains, et le christianisme pour d’autres. Au plan politique, les Anyanga avaient la notion de pouvoir centralisé depuis leur origine.
Vitalité ethnolinguistique
Les locuteurs du ginyanga connaissent une situation de bilinguisme. En dehors de leur langue maternelle, ils parlent généralement l’evegbe, le gengbe ou le tem.