Dénomination
Endoglossonyme : konkomba (ethnonyme : bkpakpanb)
Autres appellations de la langue ou de l’ethnie dans la littérature :
kokomba, komkonba, kpankpa, likpakpaln.
Localisation géographique
Le konkomba est parlé au Togo et au Ghana. Au Togo, il est parlé dans les Régions de la Kara et des Savanes, plus précisément dans les Préfectures de Dankpen et de l’Oti.
Aire d'extension du konkomba
Voir la carte Masquer la carte
Source : D’après les travaux de terrain
Langues environnantes
Ncam, migangam, lama, anufo, moba.
Classement linguistique
Niger-Congo, Atlantique-Congo, Volta-Congo, Gur, Gur Central, Oti-Volta, Gurma.
Variantes dialectales
Le konkomba est caractérisé par une forte dialectalisation. Le nombre précis de dialectes reste à déterminer.
Aperçu démographique
Les locuteurs du konkomba étaient estimés à 50 100 personnes en 1991. Dans le Ghana voisin, ils étaient d’environ 500 000 âmes en 2003. En 2010, les locuteurs de cette langue seraient de 82 500 au Togo.
Situation historique
Les Konkomba auraient vécu dans le passé dans les environs de Yendi, localité qu’ils auraient abandonné, sous la pression des Dagomba dès le milieu du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, ils peuplent les rives de l’Oti (cf Cornevin, 1969 ; Gayibor, 1997).
Situation socio-culturelle
La principale activité des Konkomba est l’agriculture. L’organisation de base est le clan. Chaque clan est divisé en lignages. Les Konkomba pratiquent majoritairement la religion traditionnelle.
Vitalité ethnolinguistique
La langue konkomba est utilisée par ses locuteurs dans plusieurs circonstances de la vie. Au Togo, la plupart de ses locuteurs parlent également le ncam.