Dénomination
Endoglossonyme : lama (ethnonyme : Lama)
Autres appellations de la langue ou de l’ethnie dans la littérature : lama, agbande, losso, yaka.
N.B. : L’appellation losso, longtemps utilisée par l’administration, est impropre.
Localisation géographique
Le lama est parlé dans la région de la Kara, principalement dans les Préfectures de la Kéran et de Doufelgou. Le canton de Sara-Kawa dans la Kozah fait également partie de l’aire lamaphone.
Aire d'extension du lama
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Source : D’après les travaux de terrain
Langues environnantes
Nawdm, kabiyε, ditammari, migangam et konkomba.
Classement linguistique
Niger-Congo, Atlantique-Congo, Volta-Congo, Gur, Gur Central, Gurunsi, Oriental, lama.
Variantes dialectales
Les variantes dialectales du lama sont : le kante, le défale, le kadjala et le yaka.
Aperçu démographique
Le nombre des locuteurs du lama au Togo s’élevait à 117 400 en 1991. Ceux du Bénin étaient estimés à 69 000 en 2001. Au regard du taux d’accroissement naturel, les locuteurs natifs du lama au Togo en 2010 seraient de 193 200.
Situation historique
D’après la tradition orale, les Lama seraient partis de Farende (eyu nahori « l’empreinte de l’homme ») dans la préfecture de la Binah.
Situation socio-culturelle
Le pays lamba est constitué de plusieurs groupements sociaux et territoriaux appelés têto (ou tôtu), ce qui peut se traduire par « terroir » ou « terre ». Le « tôtu » représente l’espace à la fois géographique et social propre à un groupe humain organisé. La structure du têto repose sur des stratifications au niveau familial ou lignagier.
Le peuple Lamba dans sa grande majorité pratique la religion traditionnelle et le christianisme.
Vitalité ethnolinguistique
Les locuteurs du lama sont en général bilingues ou trilingues ; en effet, en plus de leur langue, ils parlent également le kabiyε et, dans une moindre mesure, le tem.