Dénomination
Endoglossonyme : ncam
Autres appellations de la langue ou de l’ethnie dans la littérature :
basar, basari, bassar, bassari, ntaapum, tobote.
Localisation géographique
Le ncam est parlé dans l’ouest de la Région de la Kara, notamment dans la Préfecture de Bassar. Son aire d’extension s’étend jusque dans le Ghana voisin.
Aire d'extension du ncam
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Source : d’après Gayibor (1997) et les travaux de terrain
Langues environnantes
Konkomba, kabiyè et tem.
Classement linguistique
Niger-Congo, Atlantique-Congo, Volta-Congo, Gur, Gur Central, Oti-Volta, Gurma.
Variantes dialectales
bassar, ntaapum, tobote.
Aperçu démographique
L’effectif des locuteurs du ncam était estimé à 100 000 personnes au Togo en 1993. Ceux du Ghana étaient estimés à 57 000 au Ghana en 2004. En 2010, le nombre total des locuteurs natifs de cette langue pour le Togo serait de 154 800.
Situation historique
Les Bassar actuels sont issus de la fusion d’éléments autochtones et d’éléments étrangers venus du Gondja, du Gurma, de l’Anufo, ainsi que des pays Kabiye et Lamba.
Situation socio-culturelle
La principale activité dans le pays Bassar est l’agriculture. Le peuple Bassar est également reconnu pour le travail du fer. Cette communauté ethnolinguistique avait dans le passé un système d’organisation centralisé avec un chef au sommet. La danse du feu est un des rites caractéristiques de ce peuple. La fête traditionnelle dans le milieu s’appelle dipontr.
Vitalité ethnolinguistique
Les Bassar sont en général très attachés à leur langue. En dehors de celle-ci, ils maîtrisent parfois le tem et, dans une moindre mesure, le konkomba ou le kabiye.