Dénomination
Endoglossonyme : tem
Autres appellations de la langue ou de l’ethnie dans la littérature :
cotokoli, kotocoli, kotokoli, tem, temba, tembe, tim, timu.
Localisation géographique
Le tem est parlé principalement dans la Région Centrale, notamment dans les Préfectures de Tchaoudjo et de Sotouboua. Dans la Région de la Kara, ils peuplent la Préfecture d’Assoli (carte a). En dehors de leur aire d’extension originelle, les locuteurs du tem sont présents dans d’autres localités du pays où ils se sont installés pour y exercer des activités commerciales (carte b).
Aire d'extension du tem
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Source : D’après Gayibor (1997) et les travaux de terrain
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Source : D’après les travaux de terrain
Langues environnantes
Kabiye, ncam, bago, kusuntu, akaselem et ginyanga.
Classement linguistique
Niger-Congo, Atlantique-Congo, Volta-Congo, Gur, Gur Central, Gurunsi, Oriental.
Variantes dialectales
Les chercheurs distinguent trois variantes dialectales pour cette langue, à savoir : le tchaoudjo, le fazao et le bu.
Aperçu démographique
L’effectif des locuteurs du tem s’élevait en 2002 à 204.100 au Togo, et à 50.000 au Bénin. En 2010, cette population compterait un total de 246 700 personnes au Togo.
Situation historique
La population parlant la langue tem est composée de noyaux autochtones, auxquels sont venus se joindre, à partir du XVIIe siècle, des immigrants venus d’horizons divers (Gourma, Dεndi, Manding, Bariba).
Situation socio-culturelle
La religion islamique se développe au détriment de la religion traditionnelle. Les populations tem qui se sont converties au christianisme sont très minoritaires. La religion des ancêtres existe toujours et est pratiquée surtout dans les villages. Les Tem ont la réputation d’être de grands commerçants.
Vitalité ethnolinguistique
Le tem est une langue véhiculaire dans la région septentrionale du Togo. Il est en effet parlé comme langue seconde par de nombreux Togolais ayant comme langue maternelle une des langues suivantes : ncam, akaselem, bago-kusuntu, lukpa, kabiyε ou lama. Dans la politique linguistique nationale, le tem a été retenu, depuis 1968, comme langue d’alphabétisation au même titre que l’evegbe, le kabiyε et le benn (moba).